Rudyard Kipling - 1910



If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:

If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on!”

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings —nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And —which is more— you’ll be a Man, my son!

#OnVautMieuxQueCa

Quand tu tombes malade et qu'on te fait culpabiliser de prendre une demi-journée de congé maladie
Quand tu n'as pas droit à une chaise derrière ton comptoir parce que techniquement tu ne travailles pas 6 h d'affilée debout, mais 5h45
Quand tu es infographiste/photographe et qu'on te dit qu'on ne pourra pas te payer mais que ça te feras de la pub
Quand ton taff te fait virer au burn-out et que tu décides d'aller de l'avant et de te tirer, puis qu'on te dit que tu es irresponsable de lâcher un CDI vu "la conjoncture actuelle",
Quand un client est étonné de voir du monde dans le magasin alors qu'il y a vache qui pisse au dehors et que tu réponds "oui, on ne s'attendait pas à voir autant de monde aujourd'hui", puis ça ne loupe pas, tu es convoqué chez la boss qui te dit que ça ne se fait pas de dire des choses comme ça au client
Quand ton quotidien c'est checker s'il reste assez de sacs plastique et de rouleaux de cb en caisse et que tu dois faire semblant de travailler en restant plus de six heures debout,
Quand ta boss pervers narcissique t’infantilise et retourne ses défauts en les faisant passer pour tes erreurs et ton incompétence,
Quand tu regardes un intitulé "offre d'emploi" et qu'après la liste des diplômes et expériences réclamés, il est précisé - stage rémunéré,
Quand t'es trop pauvre pour avoir la sécu, mais trop riche pour avoir la cmu et que tu coup t'es pas couvert,
Quand ta boss sucre LA pause de 5 mins de l’après midi parce que ce n'est pas obligatoire dans la "convention collective" et que ça fait perdre de l'argent au magasin,
Quand tu sors d'une école et que pour ton premier job on te réclames 3 ans d'expériences minimum et que ta situation financière ne te permets de cumuler les stages non rémunérés,

#4 Top séries addict

Le Top séries addict, se présente chaque vendredi, ne nous voilons pas la face, c'est surtout le jour ou ça me chante. Je suis de nouveau très en retard et qui plus est, cette fois, j'ai pris un thème au hasard. Je ne suis plus l'ordre. Yolo, c'est la fête du slip!


 _Mes showrunners favoris_
5
{Desperate Housewives - Devious Maids}

Doué par bien des aspects en matière de rebondissements scénaristiques, Marc Cherry sait donner corps à une série. Même si parfois l'histoire prend des tournants des plus inattendus voire WTF, on ne peut lui enlever l'authenticité qu'il sait transmettre à ses personnages. Pour la petite anecdote: Bree du début de la série, cette femme frigide et homophobe qui abandonne son propre fils au bord de la route parce qu'il est gay (bon ne n'est pas la raison principale dans la série), a été inspiré par la mère de Marc Cherry!
4
{Hercules - Xena - Hercules contres Arès - Spartacus}

Ce monsieur a bercé ma jeunesse de personnages badass et entiers qui ont suscité mon admiration à plus d'un égard. Entre le répondant et le charisme inégalable de Xéna et l'allure de Gannicus. Je ne remercierai jamais assez le papa de Darkman et d'Evil dead d'avoir forgé ma passion pour l'histoire et les mythes, mais également d'avoir contribué à mon initiation au féminisme dès le plus jeune age.
3
{Battlestar Galactica - Outlander}


Une claque. Il n'y a pas d'autre mot. Habituellement je ne suis pas très friand d'épopée SF, à l'exception de Stargate, ce n'est vraiment pas ce que je préfère en terme de série. Pourtant je me laisse tenté après le pilote de Battlestar, envouté par l'inspiration purement philosophie et mythologique que transpire la série et ses personnages complexes, tels que Kara Thrace. Battlestar c'est ce genre de série dont on enchaine les épisodes sans même s'en rendre compte, qui vous fait indubitablement basculer dans le "Binge watching". Je retrouve sa patte plusieurs années plus tard sur Outlander, excellente adaptation d'un célèbre roman dont elle illustre parfaitement, si ce n'est mieux, l'esprit.
2
{Six Feet Under - TrueBlood}


Choucou, auteur de séries non conventionnelles, de personnages qui souffrent et n'apprennent pas forcément de leur écorchures. Alan Ball créé des univers sombres teintés d'humour noir qui rehausse à peine l'atmosphère d'un optimisme éphémère. J'ai été happé, rendu accro par ce scénariste de talent. L'auteur d'American Beauty, reçoit un Emmy Award pour Six Feet Under en 2002. Il est président de la société qui produit True Blood depuis 2008. C'est aussi un fervent défenseur de la cause LGBT+.
1
{BUFFY CONTRE LES VAMPIRES - Marvel's: Agents of S.H.I.E.L.D.}

Le héros de mon enfance, celui qui m'a appris les rudiments du féminisme dés l'age de 9 ans, qui a su nourrir mon gout pour les univers fantastiques et susciter mes premiers émois déchirants. Si il y a un réalisateur que je qualifierai de demi-dieu, c'est bien lui. Même si ce bourreau de travail a souvent connu des déboires vis a vis de ses œuvres - trahisons, incompréhensions, désaccords avec les boites de productions, etc... - il n'a jamais baissé les bras et à toujours su faire montre d'une passion inébranlable. Je vais encore ici évoquer les personnages, car ils sont d'une nature plus profonde et fouillée sous la plume de Whedon. Ils font parfois des choses auxquelles on ne s'attend pas, mais toujours muni d'une logique implacable. Car oui, Joss sait nous surprendre avec plus d'un retournement de situation et pas toujours a notre convenance, mais toujours au service d'un scénario fantastique à tous les niveaux. Joss Whedon use mainte fois de symbolisme et philosophie au sein de ses histoires et c'est toute une dimension qui s'offre à nous. Le féminisme y est intégré comme une normalité et les anti-héros nous régalent souvent davantage que tous les autres personnages. Bref, si vous ne connaissez pas le travail de Joss Whedon, je vous invite vivement à sortir de votre grotte.